Passer du temps au contact de la nature ne procure pas seulement une sensation de calme passagère : selon la plus vaste étude scientifique jamais menée sur le sujet, ce contact améliorerait durablement le bien-être et la façon dont chacun perçoit son propre corps. Menés par une équipe de l’université britannique Anglia Ruskin, ces travaux publiés dans la revue Environment International apportent un éclairage inédit sur les mécanismes psychologiques à l’œuvre.
Une étude menée dans 58 pays
L’enquête a porté sur 50 363 personnes réparties dans 58 pays, ce qui en fait la plus large étude internationale jamais réalisée sur les liens entre nature et satisfaction de vie. Les chercheurs du département de psychologie sociale d’Anglia Ruskin University, à Cambridge, ont analysé les associations entre le contact régulier avec des espaces naturels, l’image corporelle et le sentiment global de satisfaction de vie. Fait notable : les résultats se sont révélés constants quels que soient l’âge, le pays ou l’identité de genre des participants, ce qui suggère un mécanisme profondément ancré dans la psychologie humaine plutôt qu’un simple effet culturel.
Deux mécanismes clés : autocompassion et restauration mentale
L’apport principal de cette étude est d’expliquer comment la nature agit sur le bien-être, et pas seulement de confirmer qu’elle le fait. Les chercheurs identifient deux voies distinctes :
- Le contact avec la nature favorise une plus grande autocompassion, c’est-à-dire une bienveillance envers soi-même, qui se traduit ensuite par une meilleure appréciation de son propre corps.
- Il permet également une restauration cognitive : l’esprit se repose des sollicitations permanentes du quotidien, ce qui réduit la charge mentale et améliore l’humeur.
Ces deux mécanismes se renforcent mutuellement et débouchent, selon les auteurs, sur un mieux-être global qui dépasse la simple détente ressentie lors d’une promenade.
Ce que cela change concrètement au quotidien
Contrairement à une idée reçue, il n’est pas nécessaire de partir loin ou longtemps pour bénéficier de cet effet : un parc urbain, un jardin ou une forêt de proximité suffisent à activer ces mécanismes, à condition que le contact soit régulier plutôt qu’exceptionnel. Pour les foyers disposant d’un extérieur, entretenir un coin de verdure devient ainsi un geste de santé mentale autant que d’agrément. Pour les autres, privilégier les séjours en pleine nature ou simplement des marches régulières en espace vert constitue une piste accessible, complémentaire des autres piliers de la forme physique suivis de près par les professionnels de santé.
Questions fréquentes
Faut-il partir en pleine campagne pour en ressentir les effets ?
Non : l’étude souligne que la régularité du contact avec la nature compte davantage que son éloignement. Un parc ou un jardin de quartier, fréquenté souvent, produit des effets mesurables sur le bien-être.
Cet effet concerne-t-il tout le monde de la même façon ?
Oui, selon les chercheurs : les tendances observées restent constantes à travers les 58 pays étudiés, quels que soient l’âge ou le genre des participants, ce qui suggère un mécanisme universel.
Quel est le lien entre nature et image du corps ?
L’étude montre que le contact avec la nature renforce l’autocompassion, qui favorise à son tour une perception plus positive de son propre corps, indépendamment de tout changement physique réel.
Sources
- PubMed — Positive body image is a pathway between nature contact and life satisfaction across 58 nations
- TIME France — Pourquoi le contact avec la nature nous aide à nous sentir mieux dans notre peau
- Phys.org — Improved life satisfaction linked to being in nature
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
