La pompe à chaleur air-air longtemps écartée des dispositifs fiscaux avantageux vient de rejoindre le club des équipements de rénovation énergétique éligibles à la TVA réduite à 5,5 %. Un arrêté publié au Journal officiel le 13 juillet 2026 change la donne pour les propriétaires qui envisagent d’installer ce type de climatisation réversible, jusque-là taxée au taux plein de 20 %.
Ce que change l’arrêté du 13 juillet 2026
Jusqu’à présent, les pompes à chaleur air-air étaient exclues du taux réduit applicable aux travaux d’amélioration énergétique, à la différence des modèles air-eau ou eau-eau. Le texte publié cet été met fin à cette différence de traitement, à condition que l’appareil réponde à des critères précis de performance environnementale évalués sur l’ensemble de son cycle de vie.
- Unités fixes réversibles, destinées à une installation permanente dans un bâtiment de plus de deux ans ;
- Fonctionnement à cycle de compression de vapeur entraîné par moteur électrique ;
- Pour les puissances thermiques inférieures ou égales à 12 kW : classe énergétique A+ minimum en multisplit et A++ en monosplit, à la fois en mode chauffage (SCOP) et en mode rafraîchissement (SEER).
Concrètement, un ménage qui fait poser une pompe à chaleur air-air répondant à ces critères ne paiera plus que 5,5 % de TVA sur la fourniture et la pose, contre 20 % auparavant — un gain net qui peut représenter plusieurs centaines d’euros sur une installation classique.
Un second texte pour les modèles « qualité et résilience »
Un autre arrêté, daté du 2 juillet 2026, fixe la liste des modèles de pompes à chaleur agréés selon des critères de qualité et de résilience industrielle. Cette liste conditionne l’accès aux aides « Coup de Pouce Chauffage » pour les pompes à chaleur air-eau et eau-eau à compter du 1er septembre 2026 : seuls les appareils inscrits sur cette liste ouvriront droit au dispositif. Les particuliers ont donc intérêt à vérifier, avant de signer un devis, que le modèle proposé par leur artisan figure bien sur cette liste officielle.
Rénovation énergétique : d’autres échéances à surveiller à la rentrée
Ce changement de TVA s’inscrit dans un mouvement plus large de recentrage des aides à la rénovation énergétique pour la rentrée 2026 :
- MaPrimeRénov’ se recentre à partir du 1er septembre 2026 sur les rénovations d’ampleur et certains équipements de chauffage, au détriment d’une partie des aides accordées « par geste » ;
- l’installation de nouvelles chaudières à gaz sera exclue des projets de rénovation d’ampleur soutenus financièrement ;
- l’accès à la qualification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), indispensable pour que les travaux ouvrent droit aux aides, sera simplifié via la validation des acquis de l’expérience (VAE) à partir de mars 2027, une mesure destinée à répondre au manque d’artisans qualifiés dans certaines régions.
Pour un propriétaire, l’enchaînement de ces échéances plaide pour ne pas attendre : un projet lancé avant le 1er septembre peut encore bénéficier de certaines aides « par geste » appelées à disparaître, tout en profitant déjà de la TVA à 5,5 % sur une pompe à chaleur air-air conforme.
Pour aller plus loin sur les aides à la rénovation, consultez notre rubrique Travaux, Construction & Rénovation, ainsi que nos articles sur l’Électricité, Gaz & Energie et sur l’Écologie & Environnement.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier de la TVA à 5,5 % pour une pompe à chaleur air-air ?
Tout propriétaire ou locataire faisant réaliser les travaux dans un logement achevé depuis plus de deux ans, à condition que l’appareil installé réponde aux critères techniques fixés par l’arrêté du 13 juillet 2026 (classe énergétique, type d’unité, puissance). C’est l’entreprise qui réalise les travaux qui applique directement le taux réduit sur sa facture.
Quelle différence entre les aides pour une pompe à chaleur air-air et air-eau ?
La TVA réduite à 5,5 % concerne désormais les deux familles d’appareils sous réserve de critères de performance. En revanche, les aides « Coup de Pouce Chauffage » et MaPrimeRénov’ restent principalement fléchées vers les pompes à chaleur air-eau et eau-eau, considérées comme des systèmes de chauffage central, alors que l’air-air est avant tout un équipement de confort thermique.
Faut-il absolument passer par un artisan RGE ?
Oui pour toute demande d’aide publique (MaPrimeRénov’, Coup de Pouce Chauffage) : la qualification RGE de l’installateur reste une condition d’éligibilité. Pour la seule TVA réduite à 5,5 %, la condition porte surtout sur les caractéristiques du matériel et sur le fait de confier les travaux à une entreprise, sans obligation systématique de label RGE.
Sources
Légifrance — Arrêté du 13 juillet 2026 relatif au taux réduit de TVA sur la rénovation énergétique
economie.gouv.fr — TVA à taux réduit : pour quels travaux ?
Effy — Rentrée 2026 : les évolutions réglementaires de la rénovation énergétique
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
