Depuis le 1er janvier 2026, les PFAS sont interdits dans les nouvelles formules de cosmétiques vendues en France, et une autre bascule réglementaire, moins visible mais tout aussi concrète, touche les crèmes et sérums à base de rétinol. Entre traque aux polluants éternels et nouvelle mention obligatoire sur les étiquettes, la trousse de toilette des Français change discrètement de visage cet été.
PFAS : la fin des « polluants éternels » dans le tiroir de salle de bain
Les PFAS, cette famille de substances chimiques surnommées « polluants éternels » en raison de leur quasi-indestructibilité dans l’environnement, ne peuvent plus entrer dans la composition des nouveaux produits cosmétiques mis sur le marché depuis le 1er janvier 2026. Ces composés, longtemps utilisés pour leurs propriétés imperméabilisantes et texturantes dans certains fonds de teint, mascaras ou crèmes solaires, sont progressivement retirés des formulations. Les fabricants doivent désormais justifier l’absence de ces substances dans leurs dossiers d’information produit, avec une traçabilité renforcée exigée par les autorités.
Rétinol : une mention obligatoire pour les femmes enceintes
Deuxième changement, plus discret sur l'emballage mais tout aussi important : tout produit contenant du rétinol, de l’acétate de rétinyle ou du palmitate de rétinyle doit désormais porter une mention explicite sur son étiquette. La formulation retenue est directe : « Contient de la vitamine A. Tenez compte de votre consommation journalière avant de l’utiliser. » L’objectif est d’alerter les publics les plus sensibles à un apport excessif en vitamine A, en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants, sur un ingrédient devenu incontournable des routines anti-âge.
Un calendrier de mise en conformité échelonné
Ces obligations ne s’appliquent pas toutes à la même vitesse :
- Les produits mis sur le marché européen doivent respecter les nouvelles règles sur la vitamine A depuis le 1er mai 2025 ; les références non conformes devaient être retirées des rayons au plus tard le 1er mai 2026.
- Le 31 juillet 2026 marque l’entrée en vigueur des nouvelles exigences d’étiquetage pour tout produit nouvellement mis sur le marché.
- Pour les produits déjà en distribution, un délai supplémentaire est accordé : la mise en conformité complète est attendue au plus tard le 31 juillet 2028.
Ce que cela change concrètement pour les consommateurs
Dans les rayons, les changements resteront d’abord invisibles pour la majorité des références déjà en stock, protégées par les délais transitoires. Mais les nouveautés lancées cet été portent déjà les nouvelles mentions. Pour les acheteuses et acheteurs de soins anti-âge au rétinol, le réflexe à adopter est simple : vérifier la présence de la mention vitamine A sur l’étiquette et adapter sa fréquence d’utilisation, en particulier en cas de grossesse ou d’allaitement. Du côté des PFAS, l’enjeu est surtout industriel : les marques doivent reformuler certains produits techniques (anti-transpirants, fonds de teint longue tenue) sans perdre leurs propriétés, un défi que plusieurs laboratoires français ont anticipé dès 2024.
Cette double évolution réglementaire s’inscrit dans un mouvement plus large de transparence sur la composition des cosmétiques, un secteur où la France reste un poids lourd économique mais où les attentes des consommateurs en matière de sécurité et de traçabilité ne cessent de croître. Pour approfondir les enjeux de santé au quotidien ou suivre l’actualité pratique liée à ces nouvelles obligations, la rubrique vie pratique du magazine complète utilement ce dossier.
Questions fréquentes
Tous les cosmétiques au rétinol doivent-ils déjà porter la nouvelle mention ?
Non. Seuls les produits nouvellement mis sur le marché depuis le 31 juillet 2026 sont concernés dans l’immédiat ; les références déjà en rayon bénéficient d’un délai allant jusqu’au 31 juillet 2028 pour se mettre en conformité.
Pourquoi les PFAS posent-ils problème dans les cosmétiques ?
Ces substances persistent très longtemps dans l’environnement et dans l’organisme, d’où leur surnom de « polluants éternels ». Leur interdiction dans les nouvelles formules vise à limiter cette accumulation, sans attendre une réglementation qui viserait l’ensemble des usages industriels.
Faut-il arrêter d’utiliser des crèmes au rétinol ?
Non, mais il est recommandé de respecter les précautions d’usage, notamment pendant la grossesse, et de ne pas cumuler plusieurs sources de vitamine A (compléments alimentaires et cosmétiques) sans en tenir compte.
Sources
- Reguloo — Réglementation cosmétique 2026 : obligations, risques et délais clés
- Biorius — Nouveau règlement cosmétique sur la vitamine A
- 4B Packaging — L’étiquetage des produits cosmétiques en 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
