Une nouvelle carte interactive permet désormais à chacun de consulter, commune par commune, les résultats d’analyses de PFAS dans l’eau en France. Portée par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), cette base de données publique rassemble plus de 3,2 millions de mesures et s’inscrit dans un dispositif de surveillance renforcé depuis le 1er janvier 2026.
Un outil public alimenté depuis 2025
La carte a été mise en ligne le 31 juillet 2025 avec un peu plus de 2,3 millions d’analyses. Elle en comptait 2,7 millions en décembre de la même année, et dépasse aujourd’hui les 3,2 millions d’analyses en accès libre, selon les données communiquées par le ministère de la Transition écologique en juillet 2026. Cette montée en puissance correspond à la mesure 23 du plan d’action interministériel sur les PFAS, lancé début 2024 pour mieux documenter la présence de ces substances dans l’environnement.
Concrètement, l’outil regroupe les résultats obtenus par les services de l’État sur plusieurs types de milieux : l’eau distribuée au robinet, les eaux souterraines, les eaux de surface, ainsi que des points de contrôle situés à proximité de sites industriels. Chaque utilisateur peut consulter les résultats disponibles pour sa commune ou son département, sans avoir à solliciter une administration.
Une surveillance réglementaire renforcée en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le suivi de vingt substances PFAS réglementées est devenu obligatoire dans l’eau destinée à la consommation humaine. Les PFAS, parfois appelées « polluants éternels » en raison de leur très faible dégradation dans l’environnement, sont utilisées depuis des décennies dans de nombreux produits industriels et grand public : emballages, textiles imperméables, mousses anti-incendie ou revêtements antiadhésifs.
Cette généralisation du contrôle explique en partie la hausse rapide du nombre d’analyses disponibles sur la carte du BRGM. Elle traduit aussi une volonté affichée par les pouvoirs publics de rendre l’information plus accessible dans la vie quotidienne des Français, alors que la question de la qualité de l’eau du robinet revient régulièrement dans le débat public.
Ce que peut faire un particulier avec ces données
Au-delà de la simple consultation, cette transparence permet à chacun de mieux comprendre les enjeux liés à sa consommation d’eau et à son exposition environnementale :
- Vérifier si sa commune a fait l’objet d’analyses PFAS récentes et connaître les résultats obtenus ;
- Comparer les niveaux mesurés dans l’eau distribuée avec ceux des eaux souterraines ou de surface à proximité ;
- Suivre l’évolution du dispositif de surveillance, appelé à s’enrichir avec la montée en puissance des contrôles réglementaires ;
- Mieux situer les informations locales dans le cadre plus large de la transition écologique engagée à l’échelle nationale.
Plusieurs plateformes indépendantes ont par ailleurs commencé à reprendre ces données publiques pour proposer des recherches simplifiées par adresse ou par code postal, rendant l’information encore plus facile d’accès pour le grand public.
Une transparence qui s’inscrit dans la durée
Le rythme de mise à jour de la carte laisse penser que le nombre d’analyses continuera de croître dans les prochains mois, à mesure que les obligations de contrôle se généralisent sur l’ensemble du territoire. Pour les collectivités comme pour les particuliers, cet outil constitue une base de référence commune, alimentée par des données officielles plutôt que par des estimations.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une PFAS ?
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) forment une famille de plusieurs milliers de composés chimiques utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés imperméabilisantes et antiadhésives. Elles se dégradent très lentement dans l’environnement, ce qui leur vaut le surnom de « polluants éternels ».
Où consulter la carte des analyses PFAS ?
La carte est mise à disposition en open data par le BRGM, en lien avec le ministère de la Transition écologique, et regroupe les analyses réalisées sur l’eau distribuée, les eaux souterraines, les eaux de surface et certains sites industriels.
Depuis quand la surveillance des PFAS dans l’eau du robinet est-elle obligatoire ?
Le contrôle de vingt substances PFAS réglementées dans l’eau destinée à la consommation humaine est obligatoire en France depuis le 1er janvier 2026, ce qui a accéléré l’enrichissement de la base de données publique.
Sources
- Ministère de la Transition écologique — Surveillance de l’état des eaux de la France
- La Revue EIN — Une cartographie des PFAS en France est désormais mise à disposition
- La Gazette des Communes — PFAS : une carte nationale pour visualiser les analyses
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
