La transition des fermes françaises vers des pratiques plus durables franchit une nouvelle étape. Un programme national de recherche consacré à l’élevage durable vient d’être lancé, avec un financement de 45 millions d’euros sur cinq ans. L’objectif : aider les éleveurs à concilier viabilité économique, respect du bien-être animal et préservation des ressources naturelles, dans un contexte où la filière fait face à des tensions multiples.
Un programme structuré autour de quinze partenaires
Baptisé « Élevages durables », ce programme prioritaire de recherche (PEPR) a été officiellement présenté fin juin. Il rassemble une quinzaine de partenaires financiers : organismes de recherche, agences publiques, universités, écoles d’agronomie et écoles vétérinaires, ainsi que des instituts techniques agricoles. L’ensemble du dispositif est financé dans le cadre de France 2030 et piloté par une directrice de recherche de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.
Concrètement, les équipes scientifiques vont travailler main dans la main avec les professionnels de terrain pour identifier des systèmes d’élevage capables de résister aux aléas climatiques, de limiter leur empreinte environnementale et de rester rentables pour les exploitants. Cette approche associant chercheurs et éleveurs dès la conception des projets marque une rupture avec des dispositifs plus descendants menés par le passé.
Répondre à des tensions bien réelles sur le terrain
Ce lancement intervient alors que la filière élevage traverse une période mouvementée : mobilisations d’éleveurs contre la baisse des cours de la viande bovine, débats sur les conditions d’implantation de nouveaux bâtiments d’élevage, ou encore préoccupations croissantes autour du bien-être animal portées au niveau européen. Dans ce climat, un programme de recherche doté de moyens conséquents et d’un horizon de cinq ans est perçu par plusieurs acteurs du secteur comme un signal de long terme, complémentaire aux mesures d’urgence votées ces dernières semaines.
Les travaux financés devraient notamment porter sur :
- La conception de bâtiments et d’équipements plus économes en ressources et mieux adaptés aux vagues de chaleur ;
- L’amélioration de la santé et du confort des animaux d’élevage, dans la continuité des orientations européennes récentes ;
- La diversification des systèmes fourragers pour réduire la dépendance aux importations protéiques ;
- L’accompagnement économique des exploitations dans leur transition, avec un enjeu fort de maintien des revenus agricoles.
Des retombées attendues au-delà des laboratoires
Si les premiers résultats scientifiques ne sont pas attendus avant plusieurs années, les porteurs du programme insistent sur sa dimension territoriale : les projets seront déployés en lien direct avec des exploitations réparties sur l’ensemble du territoire, afin que les innovations testées soient rapidement transférables sur le terrain. Les écoles d’agronomie et vétérinaires associées au dispositif doivent également permettre de former une nouvelle génération de professionnels aux enjeux de durabilité en élevage, un sujet appelé à occuper une place croissante dans les cursus.
Pour les filières concernées, l’enjeu est aussi de redonner de la lisibilité à un secteur souvent soumis à des injonctions contradictoires entre exigences environnementales, attentes sociétales et impératifs de compétitivité économique face à la concurrence internationale.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le programme « Élevages durables » ?
Il s’agit d’un programme national de recherche doté de 45 millions d’euros sur cinq ans, financé dans le cadre de France 2030, qui vise à accompagner la transition des élevages français vers des systèmes plus durables sur les plans économique, environnemental et sanitaire.
Qui participe à ce programme ?
Une quinzaine de partenaires financiers y contribuent, parmi lesquels des organismes de recherche publics, des agences, des universités ainsi que des écoles d’agronomie et vétérinaires et des instituts techniques agricoles.
Quand les résultats seront-ils visibles pour les éleveurs ?
Le programme s’inscrit dans un horizon de cinq ans. Les porteurs du projet indiquent vouloir déployer les innovations directement auprès d’exploitations sur le terrain afin d’accélérer leur transfert, mais les premiers résultats scientifiques consolidés ne sont pas attendus avant plusieurs années.
Sources
- INRAE — Élevages durables : des animaux, des humains, des territoires
- Site officiel du PEPR Élevages durables
- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche — PEPR Élevages durables
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
