Crimes contre l’humanité au Soudan : la banque française BNP Paribas dans le viseur de la justice française.

Crimes contre l’humanité au Soudan : la banque française BNP Paribas dans le viseur de la justice française.

Suite à une plainte déposée par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et neufs différents militants originaires du Soudan, le tribunal de grande instance de Paris a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire pour situer les responsabilités de la banque française BNP Paribas sur les faits qui lui sont reprochés.

Que reproche-t-on à la première banque française BNP Paribas ?

Selon les informations données par des sources très proches et crédibles du tribunal de grande instance de Paris, BNP Paribas aurait violé l’embargo imposé contre de régime du président Omar El-Béchir en l’aidant à se procurer d’une quantité importante d’armes. Pour être plus précise, les plaignants estiment qu’entre 2002 et 2008, les transactions financières entre la banque et le gouvernement d’Omar El-Béchir ont permises à ce régime d’acheter des armes pour organiser et nourrir la guerre civile au Soudan dans cette même période et plus exactement dans le Darfour. Une zone qui a enregistré plus de 300 000 morts lors de ces massacres jugés de crimes contre l’humanité. Selon les plaignants, la banque française BNP Paribas est le complice numéro 1 qui aurait rendu possible ces actes de violence et barbarie organisés par le régime du dirigeant dictateur Omar El-Béchir qui sera finalement destitué en 2019.

Qui sont les autres complices dans cette affaire ?

Certes, le complice numéro du régime d’Omar El-Béchir dans cette affaire est la banque française BNP Paribas. Mais les transactions bancaires n’auraient jamais eu lieu s’il n’y a aucune complicité avec d’autres banques soudanaises. En effet, pour faciliter les transactions et permettre à la banque française d’avoir un accès facile au système banquier américain. Entre la banque BNP Paribas et les banques basées au Soudan, les transactions financières effectuées dans la période des faits évoqués s’élèveraient à plus de 6 milliards de dollars. Cette grosse transaction à permis à la banque visée comme complice numéro 1 de faire un profit net de 70 milliards de dollars.

Que risque BNP Paribas ?

Pour les plaignants et les victimes, la banque BNP Paribas doit être jugée pour complicité de crime contre l’humanité bien que le régime de l’ex-dirigeant Omar El-Béchir n’est plus au pouvoir. Parmi les peines possibles qu’encoure BNP Paribas, une grosse amende pourrait y figurer puisque déjà en juin 2014, la justice américaine avait condamné la BNP Paribas et lui a ordonné de verser une amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir violé délibérément l’embargo des USA contre le Soudan.

Quelle conséquence sur la relation France-Afrique ?

La France n’est pas complice dans cette affaire certes. Mais le complice numéro visé dans cette affaire est une banque française et pas n’importe laquelle. BNP Paribas est l’une des premières banques françaises les plus influentes en Europe et dans le monde. Si après le procès, la banque est reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés, la relation entre la France et le Soudan pourrait prendre un coup. Ce qui pourrait également avoir des répercussions négatives sur la relation France-Afrique en général.

 

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