Après une année 2026 déjà marquée par des hausses sensibles, les cotisations des complémentaires santé s’apprêtent à grimper une nouvelle fois en 2027. Mutuelles, institutions de prévoyance et assureurs préparent leurs grilles tarifaires pour l’an prochain, et les premiers chiffres qui circulent ne sont guère rassurants pour les ménages.
Une hausse déjà entamée en 2026
Selon les données de la Mutualité Française, les cotisations ont progressé en moyenne de 4,3 % sur les contrats individuels et de 4,7 % sur les contrats collectifs au cours de l’année 2026. Une accélération qui succède à des hausses déjà marquées les années précédentes : environ 6 % en 2025 et jusqu’à 8 % en 2024 pour certains contrats. Dans le même temps, les assurés ont vu leurs remboursements de l’Assurance Maladie reculer, un mouvement qui alourdit mécaniquement la part prise en charge par les mutuelles.
2027 : un nouveau bond de 4 à 8 % anticipé
Pour l’année qui vient, l’UFC-Que Choisir table sur une nouvelle hausse de 4 à 8 % des tarifs des complémentaires santé. Plusieurs organismes ont d’ailleurs déjà commencé à communiquer leurs premières indexations pour les contrats collectifs santé et prévoyance, signe que les arbitrages tarifaires de 2027 sont en grande partie arrêtés dès cet automne. Les cotisations avaient pourtant été présentées comme théoriquement gelées sur le papier en 2026, avant que plusieurs franchises ne soient doublées en cours d’année.
Pourquoi les cotisations grimpent encore
- Une taxe budgétaire d’environ 1 milliard d’euros pesant sur les organismes complémentaires (Ocam), intégrée au budget de la Sécurité sociale et répercutée l’année suivante sur les cotisations ;
- Des transferts de charges de la Sécurité sociale vers les mutuelles, estimés entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros, dont environ 510 millions liés aux soins et prothèses dentaires ;
- Le relèvement du plafond des franchises médicales, désormais fixé à 140 euros, qui reporte une partie du reste à charge sur les patients puis, indirectement, sur les contrats ;
- Une progression structurelle des dépenses de santé d’environ 4,4 % par an depuis 2020, portée par le vieillissement de la population et l’innovation médicale.
Ce que cela change pour les assurés
Concrètement, un couple de retraités ou une famille déjà équipée d’un contrat individuel doit s’attendre à voir sa cotisation mensuelle progresser sensiblement à la prochaine échéance de renouvellement, généralement au 1er janvier. L’UFC-Que Choisir dénonce des « augmentations généralisées et parfois très importantes » et pointe des frais de gestion élevés chez plusieurs organismes. Les ménages les plus exposés restent les seniors et les personnes aux revenus modestes, pour qui le poids de la complémentaire santé dans le budget est déjà le plus lourd.
Comment limiter la facture
- Comparer les contrats au moment du renouvellement plutôt que de reconduire automatiquement sa mutuelle ;
- Vérifier le niveau réel de garanties utilisées dans l’année pour éviter de payer des options superflues ;
- Se renseigner sur les dispositifs d’aide existants pour les foyers modestes ;
- Anticiper l’annonce des nouvelles grilles tarifaires, généralement communiquées en fin d’année.
Ces ajustements s’inscrivent plus largement dans les arbitrages du secteur de l’assurance et de la mutuelle santé, suivis de près par les associations de consommateurs comme par les pouvoirs publics dans le cadre plus large de la politique de santé.
Questions fréquentes
De combien vont augmenter les mutuelles en 2027 ?
Selon l’UFC-Que Choisir, la hausse attendue se situe entre 4 et 8 % selon les contrats, après une progression de 4,3 à 4,7 % déjà enregistrée en 2026.
Pourquoi les cotisations des complémentaires santé augmentent-elles chaque année ?
Plusieurs facteurs se cumulent : une taxe budgétaire sur les organismes complémentaires, des transferts de charges depuis la Sécurité sociale, et une progression structurelle des dépenses de santé liée au vieillissement de la population.
Peut-on éviter la hausse en changeant de mutuelle ?
Changer de contrat ne supprime pas la hausse générale du marché, mais comparer les offres au moment du renouvellement permet souvent de limiter l’impact en ajustant le niveau de garanties aux besoins réels, y compris pour une mutuelle santé sénior.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
