Le marché français du bricolage et du jardin marque le pas : d’après la dernière étude NielsenIQ, il recule de 2,7 % en 2025, à 32,5 milliards d’euros. Mais derrière cette stabilisation générale, certains rayons s’envolent littéralement, portés par de nouvelles habitudes de consommation.
Un marché global en repli, mais deux vitesses bien distinctes
Le segment bricolage recule de 3,2 % à 24,2 milliards d’euros, tandis que le jardinage résiste un peu mieux avec un repli limité à 1,1 % pour 8,3 milliards d’euros. Le grand perdant de la période reste l’outillage classique, en baisse de 10,7 %, tout comme les tondeuses thermiques et électriques traditionnelles, qui reculent de 8,3 %. Comme le confirmait déjà notre article sur les petits travaux qui remplacent les gros chantiers, les Français arbitrent désormais leurs dépenses avec prudence plutôt que de se lancer dans de lourds investissements.
Les robots tondeuses et le génie climatique tirent leur épingle du jeu
Dans ce paysage globalement morose, certaines catégories affichent une croissance spectaculaire. Les robots tondeuses progressent de 8,4 % pour atteindre 206 millions d’euros de chiffre d’affaires, portés par l’arrivée de modèles sans fil périphérique qui s’appuient sur la géolocalisation plutôt que sur un câble enterré, simplifiant nettement l’installation. Le génie climatique s’envole quant à lui de 18,7 %, avec des ventes de ventilateurs en hausse de 75 % (167 millions d’euros) et de climatiseurs de 72 % (146 millions d’euros) — une conséquence directe de la multiplication des épisodes de fortes chaleurs.
Fours à pizza et braseros : l’explosion de la cuisine en extérieur
Le phénomène le plus marquant concerne toutefois l’équipement de cuisine extérieure. Les ventes de fours à pizza pour le jardin bondissent de 72 %, tandis que celles des braseros et barbecues ont été multipliées par quarante en seulement deux ans. Un engouement qui pousse de nombreux foyers à revoir l’aménagement de leur terrasse — un projet qui suppose souvent de vérifier au préalable les obligations légales avant travaux de terrasse ou de jardin, notamment en matière de déclaration préalable ou de distance avec le voisinage.
L’e-commerce, moteur discret de cette recomposition
Cette bascule vers des achats plus ciblés s’accompagne d’une accélération numérique : les ventes en ligne de produits de bricolage progressent de 8,9 %, les acheteurs récurrents dépensant en moyenne 337 euros par an sur internet, soit 10 % de plus qu’auparavant. Les places de marché captent déjà 41,4 % des ventes de bricolage et plus de la moitié (50,9 %) de celles du jardin. Cette montée en puissance du numérique accompagne aussi celle des objets connectés, à l’image des robots tondeuses pilotables à distance, qui s’inscrivent dans la tendance plus large de la maison connectée et de l’intelligence artificielle dans l’équipement du quotidien.
Vers une année 2026 sans rebond ni effondrement
Pour l’année en cours, les professionnels du secteur tablent sur un « atterrissage à zéro », c’est-à-dire une stagnation générale, sans reprise franche ni nouvelle chute. Un climat d’attentisme qui devrait continuer à favoriser les catégories perçues comme un investissement utile ou source de confort immédiat — climatisation, robotique de jardin, cuisine extérieure — au détriment de l’achat d’outillage classique ou des gros chantiers de rénovation.
Questions fréquentes
Pourquoi le marché du bricolage recule-t-il en 2025 ?
Selon l’étude NielsenIQ, le marché combiné bricolage-jardin recule de 2,7 % en 2025, porté à la baisse par l’outillage classique (-10,7 %) et les tondeuses traditionnelles (-8,3 %), les ménages arbitrant leurs dépenses vers des achats plus ciblés.
Quelles catégories progressent malgré la baisse générale ?
Les robots tondeuses (+8,4 %), le génie climatique avec ventilateurs (+75 %) et climatiseurs (+72 %), ainsi que les fours à pizza d’extérieur (+72 %) et les braseros (multipliés par 40 en deux ans) affichent une forte croissance.
Le e-commerce joue-t-il un rôle dans cette évolution ?
Oui : les ventes en ligne de bricolage progressent de 8,9 % et les marketplaces représentent déjà 41,4 % des ventes du secteur bricolage et 50,9 % de celles du jardin.
Sources
- Zepros Habitat — Marché bricolage et jardin : bilan 2025 et perspective 2026 (NielsenIQ)
- Univers Habitat — NielsenIQ : les marchés du jardin et du bricolage devraient rester calmes en 2026
- MDM Motoculture — Tendances 2026 : comment évolue le marché de l’équipement de jardin
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
