Jamais les Français n’avaient déclaré une pratique sportive régulière aussi élevée. Selon le baromètre national des pratiques sportives 2025, publié début 2026 par l’Injep (Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire), 61 % des personnes de 15 ans et plus disent pratiquer une activité physique au moins une fois par semaine en moyenne sur l’année. Un niveau inédit depuis la création de cet indicateur, porté par l’élan durable des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris.
Un niveau de pratique jamais atteint
Concrètement, l’Injep définit la pratique régulière comme le fait d’avoir réalisé 52 séances d’activité physique et sportive ou plus au cours des douze derniers mois, soit une fois par semaine en moyenne. Ce taux progresse de 2 points par rapport à 2023, avant les Jeux, et de 7 points depuis 2018. Si l’on élargit à toute pratique occasionnelle, 72 % des Français ont fait du sport au moins une fois dans l’année, contre 66 % en 2018. Et en intégrant les déplacements quotidiens à pied, à vélo ou en trottinette, ce chiffre grimpe même à 81 %.
Ce sujet fait écho à un constat déjà observé à la rentrée sur le rapport des Français au sport et au repos : bouger plus ne suffit pas toujours à se sentir mieux si le reste du quotidien reste déséquilibré.
La marche et la course à pied en tête
Parmi les disciplines qui progressent le plus, la marche et la course à pied forment la famille la plus pratiquée : 32 % des Français en font chaque semaine, contre 25 % en 2018. Ce sont des activités peu coûteuses, accessibles sans matériel spécifique ni inscription, ce qui explique en partie leur essor continu depuis plusieurs années. Elles sont aussi régulièrement citées comme des leviers simples pour mieux gérer le stress et la fatigue, un enjeu que beaucoup associent au manque de sommeil chronique évoqué dans nos précédentes analyses sur le sommeil des Français.
Des inégalités qui se réduisent, mais persistent
L’écart entre femmes et hommes en matière de pratique régulière s’est nettement resserré : il n’est plus que d’un point en 2025, contre six points en 2018. En revanche, les disparités liées au niveau d’études restent marquées : 70 % des personnes diplômées du baccalauréat déclarent une pratique régulière, contre seulement 52 % chez celles sans diplôme. La première motivation citée reste, sans surprise, l’amélioration de la santé.
- 61 % de pratique régulière chez les 15 ans et plus, un record.
- 32 % pratiquent la marche ou la course à pied chaque semaine.
- Écart femmes-hommes réduit à 1 point, contre 6 points en 2018.
- Écart selon le diplôme : 70 % contre 52 % selon le niveau d’études.
Au-delà des chiffres, cette dynamique confirme que l’activité physique reste l’un des piliers du bien-être recherché par les Français, au même titre que le lien avec la nature déjà mis en avant dans une étude mondiale sur le bien-être. Retrouvez d’autres décryptages dans notre rubrique Forme & Bien-être.
Questions fréquentes
Qu’appelle-t-on une pratique sportive « régulière » selon l’Injep ?
Il s’agit d’avoir réalisé au moins 52 séances d’activité physique et sportive sur les douze derniers mois, soit l’équivalent d’une séance par semaine en moyenne sur l’année.
Les Jeux Olympiques de Paris ont-ils vraiment eu un effet durable ?
Oui : la progression de la pratique régulière s’est accélérée depuis 2023, avec 2 points de hausse enregistrés après les Jeux, ce qui suggère un effet d’entraînement qui se maintient plutôt qu’un simple pic ponctuel.
Quelles activités progressent le plus chez les Français ?
La marche et la course à pied arrivent en tête, avec 32 % de pratiquants hebdomadaires en 2025 contre 25 % en 2018, portées par leur faible coût et leur accessibilité.
Sources
Injep — Sport
Patrick Bayeux — Baromètre national des pratiques sportives 2025
Fédération Française de la Randonnée Pédestre — Le sport en France en 2025 : le bilan
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
