Acheter une voiture neuve va coûter plus cher pour de plus en plus de foyers. Au 1er janvier 2027, deux dispositifs distincts vont encore se durcir : le malus écologique, basé sur les émissions de CO2, et le malus au poids, qui cible les véhicules les plus lourds. Voici ce qui change concrètement, et pour qui.
Le seuil du malus CO2 abaissé une nouvelle fois
Depuis plusieurs années, la trajectoire est la même : chaque 1er janvier, le seuil de déclenchement du malus écologique baisse d’environ 5 grammes de CO2 par kilomètre. Après 108 g/km en 2026, il passera à 103 g/km au 1er janvier 2027. Concrètement, des modèles qui échappaient encore au malus cette année basculeront dans la case « taxé » l’an prochain, avec un premier palier autour de 50 euros.
Le plafond du barème grimpe lui aussi : il passera de 80 000 € à 90 000 € pour les véhicules émettant 191 g/km de CO2 ou plus. Seuls les modèles 100 % électriques, dont les émissions homologuées sont nulles, continuent d’échapper totalement à cette taxe.
Le malus au poids, un second front pour les gros modèles
Moins connu que le malus CO2, le malus au poids frappe les véhicules dépassant un certain seuil de masse en ordre de marche, fixé à 1 500 kg depuis 2026. Au-delà, chaque kilo supplémentaire est facturé :
- 10 € par kilo entre 1 500 et 1 700 kg
- 15 € par kilo entre 1 700 et 1 800 kg
- 20 € par kilo entre 1 800 kg et 2 tonnes
- jusqu’à 30 € par kilo au-delà de 2 tonnes
Ce barème pénalise en premier lieu les grands SUV et certains modèles familiaux, un point à surveiller pour les foyers qui comparent les voitures familiales adaptées aux longs trajets avant un achat.
Ce qui change spécifiquement en 2027
Deux ajustements techniques doivent être anticipés par les acheteurs :
- Les véhicules micro-hybrides perdent, à partir de 2027, l’abattement de 100 kg dont ils bénéficiaient depuis 2024 sur le calcul du malus au poids.
- Depuis le 1er juillet 2026, les voitures électriques n’obtenant pas un score environnemental suffisant ne sont plus totalement épargnées par le malus au poids, avec un abattement ramené à 600 kg.
- Les hybrides classiques et les hybrides rechargeables (PHEV) conservent, eux, leurs abattements respectifs de 100 et 200 kg au moins jusqu’en 2028.
Anticiper avant la fin d’année
Pour les automobilistes qui envisagent un changement de véhicule, la fin d’année 2026 reste la dernière fenêtre pour profiter des barèmes actuels, moins pénalisants qu’en 2027. Certains optent pour la revente anticipée de leur véhicule actuel avant que sa cote ne soit affectée par ces évolutions réglementaires — voir nos conseils pour déterminer la valeur de sa voiture avant de la vendre. D’autres se tournent vers l’électrique, seule motorisation à échapper durablement au malus CO2 : un choix qui suppose souvent d’équiper son domicile, comme nous l’expliquions à propos de l’installation d’une borne de recharge électrique.
Dans tous les cas, le message des pouvoirs publics reste constant depuis plusieurs années : plus un véhicule est lourd et émetteur de CO2, plus sa facture fiscale s’alourdit à l’achat.
Questions fréquentes
À partir de quel seuil de CO2 le malus écologique s’applique-t-il en 2027 ?
Le malus se déclenchera dès 103 grammes de CO2 par kilomètre au 1er janvier 2027, contre 108 g/km en 2026, avec un premier montant d’environ 50 euros.
Les voitures électriques sont-elles concernées par ces malus ?
Les modèles 100 % électriques restent exonérés du malus CO2. En revanche, depuis le 1er juillet 2026, ceux qui n’atteignent pas un score environnemental suffisant peuvent être soumis au malus au poids, avec un abattement réduit à 600 kg.
Quels véhicules sont les plus touchés par le malus au poids ?
Les véhicules dépassant 1 500 kg, notamment les grands SUV et certains modèles familiaux, sont les plus exposés, avec une facture qui grimpe par paliers jusqu’à 30 euros par kilo au-delà de 2 tonnes.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
