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Suspension de la réforme des retraites : ce qui change pour les générations 1964 à 1968

Annoncée le 14 octobre par le Premier ministre Sébastien Lecornu, la suspension de la réforme des retraites de 2023 est désormais actée dans la loi de financement de la sécurité sociale. Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, l’âge légal de départ n’augmente plus et la durée de cotisation reste gelée à 170 trimestres, et ce jusqu’au 1er janvier 2028. Cinq générations sont concernées, pour un coût budgétaire de 400 millions d’euros en 2026 puis 1,8 milliard en 2027. Voici ce qui change concrètement selon l’année de naissance.

Un gain de plusieurs mois selon la génération

La mesure profite aux assurés nés entre 1964 et 1968, soit environ 3,5 millions de bénéficiaires potentiels selon les estimations gouvernementales. Le principe : l’âge légal cesse de grimper pendant la période de suspension, ce qui permet à chaque génération de partir plus tôt que prévu par la réforme initiale.

  • Génération 1964 : départ possible à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres, au lieu de l’âge de 63 ans et 171 trimestres initialement programmés.
  • Génération 1966 : âge minimal ramené à 63 ans et 3 mois, contre 63 ans et 6 mois prévus par la réforme de 2023.
  • Génération 1967 : départ fixé à 63 ans et 6 mois.
  • Génération 1968 : âge ramené à 63 ans et 9 mois, au lieu de 64 ans.

Les assurés répondant aux critères de carrière longue sont également concernés : les personnes nées entre 1964 et le premier trimestre 1965 peuvent partir dès 60 ans et 3 mois si elles totalisent 170 trimestres, un dispositif que la réforme initiale ne prévoyait pas d’étendre aussi largement.

Cumul emploi-retraite : de nouvelles règles dès 2027

Autre changement à anticiper : à partir du 1er janvier 2027, les conditions du cumul emploi-retraite évoluent pour les futurs retraités. Les nouvelles dispositions distinguent désormais trois situations selon l’âge au moment du départ : un départ avant l’âge légal, un départ entre l’âge légal et 67 ans, et un départ à partir de 67 ans. Chaque cas ouvre des droits différents pour continuer à travailler tout en percevant sa pension, un point à vérifier avec sa caisse de retraite avant toute reprise d’activité.

Une pause, pas une abrogation

La CFDT, qui a activement porté cette demande de suspension, la qualifie de première victoire depuis l’adoption de la réforme contestée en 2023. Il s’agit toutefois d’un gel temporaire et non d’un retour en arrière définitif : sauf nouvelle décision, l’application des règles de 2023 pourrait reprendre après le 1er janvier 2028. Les personnes nées après 1968 ne sont pas concernées par cette pause et restent soumises au calendrier initial de la réforme.

Ce qu’il faut vérifier avant de faire une demande de départ

  • Son relevé de carrière sur le site de l’Assurance retraite, pour confirmer le nombre exact de trimestres validés.
  • Sa date de naissance précise, l’âge de départ variant parfois au mois près au sein d’une même génération.
  • Son éligibilité à un départ en carrière longue, souvent plus avantageuse que le régime général si les débuts de carrière sont anciens.

Pour les questions de budget liées à la retraite, notre rubrique banque, finance & crédit détaille les dispositifs d’épargne à envisager avant le départ. Ceux qui envisagent de reprendre une activité après la retraite peuvent consulter notre rubrique école, formation & emploi, et notre rubrique vie pratique & société regroupe l’ensemble de nos démarches administratives expliquées simplement.

Questions fréquentes

Qui bénéficie de la suspension de la réforme des retraites ?

Les assurés nés entre 1964 et 1968, soit environ 3,5 millions de personnes selon le gouvernement, ainsi que les profils en carrière longue nés entre 1964 et le premier trimestre 1965.

La suspension signifie-t-elle que l’âge légal de départ recule à 62 ans pour tous ?

Non. L’âge légal ne recule pas : il cesse simplement d’augmenter pendant la période de suspension, entre le 1er septembre 2026 et le 1er janvier 2028. Chaque génération conserve un âge de départ propre, seulement inférieur à ce qu’imposait la réforme de 2023.

Que se passe-t-il après le 1er janvier 2028 ?

Sauf décision contraire du gouvernement, le calendrier de la réforme de 2023 pourrait reprendre son cours pour les générations suivantes. Aucune abrogation définitive n’a été votée à ce jour.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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