Déménagement : pourquoi de plus en plus d’étudiants passent par le garde-meuble à la rentrée

À l’approche de la rentrée, le déménagement étudiant se transforme en véritable casse-tête budgétaire. Selon une étude Koliving publiée début août 2026, le budget logement moyen des étudiants atteint désormais 719 euros par mois, en hausse de 3,7 % sur un an. Résultat : de plus en plus de jeunes se tournent vers des solutions de stockage temporaire pour faire tenir leurs affaires dans des studios toujours plus petits.

Des loyers en forte hausse, des logements meublés plus rares

Un studio meublé coûte désormais en moyenne 583 euros par mois pour 24 m², soit une progression de 4,3 % sur un an. En Île-de-France, la facture grimpe à 899 euros, et jusqu’à 962 euros à Paris intra-muros pour un studio. Une simple chambre chez l’habitant s’élève en moyenne à 485 euros pour 14 m². L’Île-de-France concentre 32 % de la demande étudiante nationale, contre 28 % l’année précédente, avec Paris qui capte à elle seule 20 % des recherches, loin devant Lyon (6,8 %), Montpellier (5,2 %) ou Toulouse (5 %).

Le garde-meuble, nouvelle étape du déménagement de rentrée

Face à des logements toujours plus petits et des loyers en hausse, un nombre croissant d’étudiants renonce à emporter tout son mobilier. Le recours au garde-meuble a été multiplié par 2,5 entre 2020 et 2022, une tendance qui continue de s’affirmer à chaque rentrée. Les tarifs, accessibles dès 13,50 euros par mois, en font une solution d’appoint prisée pour stocker meubles, cartons ou équipements de sport le temps d’une année universitaire.

  • Budget logement étudiant : 719 €/mois en moyenne, +3,7 % sur un an
  • Studio meublé : 583 €/mois pour 24 m² en moyenne nationale
  • Garde-meuble : usage multiplié par 2,5 depuis 2020, dès 13,50 €/mois
  • Île-de-France : 32 % de la demande étudiante nationale

Un phénomène qui dépasse le seul public étudiant

Cette tension touche plus largement l’ensemble des Français en projet de déménagement. Selon le baromètre Nextories, réalisé par Ipsos Digital et publié fin mai 2026, 44 % des Français ayant un projet de déménagement au cours des douze derniers mois ont dû le reporter (28 %) ou y renoncer complètement (16 %). L’inflation est citée comme frein principal par 58 % des répondants, contre 51 % un an plus tôt, devant les prix de l’immobilier évoqués par 42 % d’entre eux.

Autre signal de cette prudence budgétaire généralisée : 73 % des Français optent désormais pour une formule de transport seul plutôt qu’un déménagement clé en main avec emballage complet, une façon de maîtriser les coûts quand chaque poste de dépense est scruté de près, y compris pour les familles qui accompagnent un enfant vers ses études.

Une rentrée sous tension dans les grandes villes universitaires

Dans les métropoles les plus demandées, la combinaison d’une offre de logements meublés en recul et d’une demande étudiante toujours forte alimente une pression sur les prix qui se répète chaque année entre juillet et septembre, période qui concentre traditionnellement une large part des déménagements en France. Pour beaucoup de familles, anticiper ce calendrier et comparer les solutions de stockage temporaire devient un réflexe presque aussi important que la recherche du logement lui-même, un enjeu suivi de près par les acteurs de l’orientation et de la vie étudiante.

Questions fréquentes

Combien coûte en moyenne le logement d’un étudiant à la rentrée 2026 ?

Le budget logement moyen atteint 719 euros par mois au niveau national, en hausse de 3,7 % sur un an, avec de fortes disparités selon les villes.

Pourquoi les étudiants ont-ils de plus en plus recours au garde-meuble ?

Les logements meublés disponibles se font plus rares et plus petits, ce qui pousse les étudiants à stocker une partie de leurs affaires ailleurs : le recours au garde-meuble a été multiplié par 2,5 depuis 2020.

Le déménagement est-il plus difficile pour l’ensemble des Français en 2026 ?

Oui : 44 % des Français ayant un projet de déménagement ont dû le reporter ou y renoncer au cours des douze derniers mois, l’inflation étant citée comme frein principal par 58 % d’entre eux.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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