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Fermeture administrative de Tréfilerie

La présidence de l'UJM a annoncé la fermeture administrative du site Tréfilerie, le jeudi 14 mai au soir, après une journée encore perturbée par des étudiants pro et anti-blocage. Certains enseignants avaient également refusé de donner des cours en raison de la présence des forces de police. La réouverture du campus Tréfilerie aura lieu lundi après une consultation des 7 000 étudiants stéphanois. Ils devront répondre à la question suivante: "Etes-vous favorable à la tenue des cours et des examens qui permettront de valider le semestre?"...  Le 17/05/2009

Le recteur d'académie de Lyon, Roland Debbasch, avait déploré un peu plus tôt qu'"à l'Université de Saint-Etienne, une minorité violente tente d'empêcher le déroulement du plan de rattrapage élaboré par l'Université". Il a déclaré dans un communiqué que "cette situation ne sera pas tolérée", ajoutant que "les auteurs d'actes de violence et d'entrave au fonctionnement du service public seront poursuivis, y compris sur le plan disciplinaire".


Réaction


Les élus étudiants indépendants présents au conseil d'administration, conseil des études et de la vie universitaire et au conseil scientifique sont "choqués" par le déroulement des derniers évènements au sein de l'université Jean Monnet. "Alors que nous comprenons l'intervention policière de mercredi 13 mai, la situation du site tréfilerie durant la journée du jeudi 14 mai est un scandale ! Durant près de 12 heures le site tréfilerie a été soumis à l'emploi de méthodes fascisantes", ecrivent-ils dans un communiqué. "Nous sommes écœurés au plus haut point, c'est une honte pour l'ensemble de notre communauté universitaire".


Cela dit, les étudiants indépendants jugent sévèrement la décision de la présidence de Jean Monnet: "La fermeture administrative du site, dès le mercredi soir, aurait permis d'apaiser les tensions et de rouvrir le dialogue par l'intermédiaire du comité de médiation. Aux antipodes de cette solution, celle qui a été choisie a fait des étudiants les témoins d'actes, d'actions et de propos plus inacceptables les uns que les autres. La lourde présence policière aux entrées, les patrouilles de police à l'intérieur même des locaux, la chasse aux étudiants bloqueurs dans les couloirs, le filtrage sur des critères plus que douteux des étudiants par des membres de l'administration, le délit de faciès envers les étudiants grévistes, les propos et comportements honteux de certaines personnes de l'administration… tout cela porte un grave préjudice moral à notre université. Pour compléter ce tableau déjà sombre, l'accès aux locaux a été interdit aux élus étudiants !"


Par ailleurs, "Ce vendredi 15 mai, une délégation d'élus étudiants de plusieurs listes indépendantes a tenté de rencontrer Monsieur le président, en se rendant à la Maison de l'université puis sur le site Denis Papin afin de lui faire des propositions. Cette délégation a été ignorée de façon dédaigneuse par les personnes de l'administration qu'elle cherchait à interpeller".


Estimant que l'équipe présidentielle "organise sans aucune consultation des conseils, dans la plus grande hâte, de façon irraisonné et désordonné, le scrutin de lundi 18 mai", les élus étudiants indépendants seront absent ce lundi 18 mai et appellent au boycott de ce scrutin. Tout en assurant le président Bouabdallah de leur "entier dévouement à notre université et de notre soutien à une solution qui ne pourra passer que par la réouverture d'un dialogue établi dans des conditions sereines et réfléchies, consultant les élus des conseils".

 
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